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	<title><![CDATA[cordelius]]></title>
	<description><![CDATA[Articles RSS feed]]></description>
	<pubDate>Wed, 20 May 2026 16:58:13 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Lola]]></title>
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		<description><![CDATA[Petit matin frileux, dans ma campagne Toulousaine. Un petit jour blafard, sous la brume des monts et la pollution de la grande ville. Les herbes folles de l'&eacute;t&eacute; se sont habill&eacute;es de reflets scintillants, et la ros&eacute;e du matin s'envole, en volutes de fum&eacute;e, sous la caresse du soleil de ce...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Petit matin frileux, dans ma campagne Toulousaine. Un petit jour blafard, sous la brume des monts et la pollution de la grande ville. Les herbes folles de l'&eacute;t&eacute; se sont habill&eacute;es de reflets scintillants, et la ros&eacute;e du matin s'envole, en volutes de fum&eacute;e, sous la caresse du soleil de ce premier matin d'automne.&nbsp;</p>
<p>Tout est paisible autour de moi et pourtant. Dans les ma&iuml;s aux feuilles jaun&acirc;tres, des mouvements se font. D'abord a raz de terre, furtifs, dans un semblant de d&eacute;sordre chaotique, puis de grandes vagues, faisant crisser les plants et s'&eacute;brouer les &eacute;pis. &nbsp;Soudain, des premiers rangs, &eacute;merge un chien, truffe au raz du sol, queue en panache. Il se fige sur le bord de la route, incertain de ses mouvements, la t&ecirc;te tourn&eacute;e vers la vague qui d&eacute;ferle sur lui. Appara&icirc;t un long tube noir, qui luit sombrement sous la lumi&egrave;re jaune, puis un &ecirc;tre hybride, d&eacute;guis&eacute; en couleurs de campagne, coiff&eacute; d'une casquette en visi&egrave;re, l'&oelig;il dur et scrutateur.&nbsp;</p>
<p>J'avais oubli&eacute; que la chasse &eacute;tait ouverte. Adieu les coureurs du dimanche, qui passaient a pas feutr&eacute;s, crissements de gravier sous leurs semelles dures. Les t&ecirc;tes silencieuses, par dessus les ma&iuml;s, qui p&eacute;dalaient, regard au sol, attentifs a la moindre bosse.&nbsp;</p>
<p>Je repose ma tasse de caf&eacute; sur la table de plastique blanc, m'&eacute;tirant dans la fraicheur humide et fumante. J'ai enfil&eacute; une veste polaire a m&ecirc;me ma peau, col relev&eacute; plus par r&eacute;flexe que par frilosit&eacute;, mes pieds sont nus, sur les claies de bois suintantes, faisant courir dans mon corps des frissons de froid et de plaisir.&nbsp;</p>
<p>Lola se repose encore. Il me semble entendre son souffle r&eacute;gulier, innocence endormie, ivre des sensations de nos d&eacute;bauches de la veille. Je sais que par endroit, il y a encore sur son corps, la marque de mes cordes, stigmates de sa soumission et de l'amour que je lui porte.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La premi&egrave;re fois que j'aper&ccedil;us Lola, elle &eacute;tait au milieu d&rsquo;un groupe d&rsquo;enfants de tous ages, de toute nationalit&eacute;, mimant, au son d&rsquo;une musique de salsa endiabl&eacute;e, une histoire complexe, mais a en croire les rires de ses auditeurs, dr&ocirc;le au possible.&nbsp;</p>
<p>J'avais accompagn&eacute;, dans une r&eacute;ception plus mondaine que conviviale, un VIP sans importance, dont il fallait surveiller le fils, petit enfant falot, &eacute;cras&eacute; par la suffisance et l'indiff&eacute;rence de ses parents. &nbsp;Lucas, le fils de mon client, &eacute;tait dans le groupe, et je ne voulais pas le perdre de l&rsquo;&oelig;il. Je la regardais faire un moment, de loin. Elle &eacute;tait v&ecirc;tue d&rsquo;une ample jupe gitane, aux couleurs chatoyantes, et d&rsquo;un corsage bouffant fuchsia. Pas tr&egrave;s grande, mince, elle avait une petite poitrine haute perch&eacute;e, la taille mince, des yeux p&eacute;tillants de malice, et un rire tonitruant, qui &eacute;clatait au rythme de ses mimiques. Elle dansait au milieu du cercle des enfants, courant d&rsquo;un bout a l&rsquo;autre, faisant des grimaces a l&rsquo;un, prenant la pose devant un autre, faisant avancer une histoire abracadabrante, que son public avaient l&rsquo;air de suivre sans difficult&eacute;. Trop grand, peut &ecirc;tre pour comprendre, Je l&rsquo;observais, curieux et &eacute;tonn&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Soudain, elle s'accroupit, et posant un doigt sur sa bouche, elle fit le tour de ses auditeurs. Toujours baiss&eacute;e, comme un indien sur le sentier de la guerre, elle franchit le cercle des enfants, et s&rsquo;avan&ccedil;a pour venir se camper devant moi.&nbsp;</p>
<p>Sans rien dire, elle me saisit la main, et m&rsquo;entra&icirc;na vers sa sc&egrave;ne improvis&eacute;e. Amus&eacute;, je &nbsp;la laissai faire. Arriv&eacute;s au centre des spectateurs, elle se mit &agrave; danser autour de moi. Elle ondulait, presque a me toucher, faisant voler sur mon torse et mon dos, ses mains comme des papillons. Parfois, comme par inadvertance, ses doigts m&rsquo;effleurait, faisant na&icirc;tre sur ma peau, des touches &eacute;lectriques.&nbsp;</p>
<p>Me laissant prendre au jeu, je me mit &agrave; bouger &agrave; mon tour, faisant d&rsquo;abord mine de vouloir capturer ses mains. S&rsquo;&eacute;loignant alors, elle accentua son d&eacute;hanchement, tournant lentement sur elle-m&ecirc;me, sans pour autant me quitter des yeux. Sa chevelure abondante flottait autour d&rsquo;elle, lui faisant une aura sombre aux reflets roux, sa longue jupe multicolore ondulait au rythme de ses pas, venant fr&ocirc;ler mon pantalon . Envo&ucirc;t&eacute; par la musique, et le regard noir plant&eacute; dans le mien, je laissai mon corps s&rsquo;abandonner aux rythmes endiabl&eacute;s. Saisissant la jeune femme par la taille, et oubliant d&rsquo;un coup toute retenu, je la plaquai contre moi. Nos substance s&rsquo;enlac&egrave;rent, virevoltants au tempo des accords, comme une entit&eacute; siamoise. Je sentais son corps souple, aux muscles longiligne, &eacute;pouser le mien, suivre chacun de mes pas, ployer sous moi, comme un saule sous le vent. Nous dansions, l&eacute;gers comme une brise, tournants au milieu du cercle des enfants, et pourtant seuls au monde. Plus rien n&rsquo;existait d&rsquo;autre que la musique, que l&rsquo;air qui nous caressait le visage, et le fil tenu qui reliait nos yeux. Nous dansions comme on respire, sans y penser, sans le voir, se laissant juste porter par l&rsquo;instant, et le contact br&ucirc;lant de nos mains sur le corps de l&rsquo;autre.</p>
<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp;- &nbsp;H&eacute; oh, Cordel, tu es ou ?</p>
<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp;- &nbsp;Avec les enfants, r&eacute;pondis je, m&rsquo;immobilisant soudain, et portant machinalement la main &agrave; mon oreille, pour mieux entendre la voix de Max, mon patron, ami, et ins&eacute;parable acolyte de missions.</p>
<p>Tu ne serais pas plut&ocirc;t en train de t&rsquo;&eacute;clater avec la belle animatrice ?</p>
<p>Prenant soudaine conscience de l&rsquo;endroit o&ugrave; je me trouvais, je regardais alentour. Un grand silence s&rsquo;&eacute;tait fait autour de nous, et un second cercle d&rsquo;adultes s&rsquo;&eacute;tait form&eacute;, derri&egrave;re celui des enfants, avec au premier rang, mon client et sa femme. G&ecirc;n&eacute;, je leur sourit, tentant de reprendre un peu de mon assurance. Comme s&rsquo;ils n&rsquo;attendaient que cela, les spectateurs se mirent &agrave; applaudir. &nbsp;Alors, comme dans un r&ecirc;ve surr&eacute;aliste, Lola me prit la main, me for&ccedil;ant &agrave; saluer, comme un acteur qui remercie son public. Raide et emprunt&eacute;, je me sentais rouge de confusion. Comme si tout &eacute;tait normal, les conversations reprirent, et le cercle se rompit, laissant, seuls au monde, deux danseurs essouffl&eacute;s et surpris.</p>
<p>Je ne vous ai pas cr&eacute;&eacute; d&rsquo;ennuis, demanda Lola, dans un Fran&ccedil;ais orn&eacute; d'un fort accent espagnol.</p>
<p>N&rsquo;ayez crainte, rien d&rsquo;irr&eacute;parable, j&rsquo;en serais quitte pour quelques remarques acides de la part de mon patron.</p>
<p>Vous dansez tr&egrave;s bien pour un gorille rigide.</p>
<p>Merci, sourit je, vous &ecirc;tes &eacute;galement une danseuse remarquable, et je me suis laiss&eacute; envo&ucirc;ter. Puis je vous offrir un petit remontant apr&egrave;s tout ces efforts.</p>
<p>D&eacute;sol&eacute;e, r&eacute;pondit elle, levant les mains avec une mimique exag&eacute;r&eacute;e et un regard vers les enfants toujours assis autour de nous, mais le devoir m&rsquo;appelle.</p>
<p>Alors j&rsquo;attendrai que vous ayez termin&eacute;. Me penchant vers elle, je lui saisit la main, et y d&eacute;posai un baiser, avant de quitter le cercle des enfants.</p>
<p>&Eacute;vitant de me retourner, je m&rsquo;&eacute;loignais vers le buffet, cherchant d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment un verre de quelque chose de frais et d'alcoolis&eacute;, pour &eacute;teindre l&rsquo;incendie qui br&ucirc;lait dans ma t&ecirc;te, sans pour autant quitter des yeux le petit Lucas et le but de ma mission.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La soir&eacute;e se terminait, et mon client s&rsquo;appr&ecirc;tait &agrave; partir, lorsque Lola refit son apparition. Elle avait pass&eacute; une sorte de ch&acirc;le sur ses &eacute;paules, un grand carr&eacute; de laine multicolore, d'o&ugrave; pendaient des pompons orn&eacute;s de bagues m&eacute;talliques qui cliquetaient a chacun de ses pas. Sagement, elle se tint un instant a l'&eacute;cart, le temps que la voiture d&eacute;marre et que je me retrouve seul. Je me retournais vers elle, et le sourire qu'elle m'adressa me fit fondre. Inconsciemment, une boule prit forme au fond de mon estomac, tandis que ma gorge s'ass&eacute;chait.&nbsp;</p>
<p>Vous avez fini votre animation, demandais je</p>
<p>Et vous votre BA?</p>
<p>Je souris a cette pique tout en m'avan&ccedil;ant vers elle.</p>
<p>Je peux vous d&eacute;poser quelque part.</p>
<p>J'habite a deux pas, r&eacute;pondit elle, tout en me tendant le bras, mais si vous voulez m'accompagner, je ne suis pas contre un garde du corps.</p>
<p>Je pris son bras et le glissais sous le mien d'une main ferme, refermant mes doigts sur les siens, attirant son corps au plus pr&eacute;s de moi. Debout pr&eacute;s de la voiture, Max nous regardait. De ma main libre je lui fis signe de partir et je le vis, du coin de l'&oelig;il, hausser les &eacute;paules, monter dans la voiture et s'&eacute;loigner. Lola avait lev&eacute; vers moi un regard interrogateur, et je me penchais pour lui d&eacute;cerner mon sourire le plus enj&ocirc;leur. Ses yeux &eacute;taient sombres comme les eaux d'un lac &Eacute;cossais et je pouvais y voir la lueur farouche des &eacute;toiles.</p>
<p>Elle habitait beaucoup plus loin que pr&eacute;vus, et nous bavard&acirc;mes plus d'une heure avant qu'elle ne se s'arr&ecirc;te devant le porche d'un immeuble de pierres grises. J'appris qu'elle &eacute;tait Colombienne, fille de paysans de la r&eacute;gion de Medell&iacute;n, venue en France &agrave; la tra&icirc;ne d'un amour qui l'avait abandonn&eacute;e aussit&ocirc;t arriv&eacute;. &nbsp;Elle vivait de musique, d'animations et de l'aide de ses compatriotes mieux implant&eacute;s.</p>
<p>Sans un mot elle poussa le lourd vantail de bois, p&eacute;n&eacute;trant dans une cours de pav&eacute;s luisants et je la suivis. Son pas &eacute;tait sec et nerveux, claquant sur la pierre centenaire, faisant onduler sa jupe au rythme de ses hanches. Nous &eacute;tions dans une cours int&eacute;rieure, tout autour de nous s'&eacute;levaient des murs de b&eacute;ton l&eacute;preux, peinture &eacute;caill&eacute;e, pierres apparentes sous le manque de cr&eacute;pis et fils &eacute;lectriques pendants sur des fen&ecirc;tres aveugles. Sur le c&ocirc;t&eacute; gauche de la cours, presque au fond, il y avait une porte de bois peint, surmont&eacute;e d'un &eacute;tablis de pierre &agrave; la sculpture a demi effac&eacute;e par les ans. Elle s'adossa contre le bois, mains derri&egrave;re le dos et m'attendit.&nbsp;</p>
<p>Je suis arriv&eacute;e dit elle, tendant vers moi un visage mutin au sourire amus&eacute;.</p>
<p>Je me campais devant elle, appuyant ma main contre le chambranle de pierre, mon regard dans le sien.&nbsp;</p>
<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; - &nbsp;C'est ici que l'on se s&eacute;pare, demandais je.</p>
<p>Pour toute r&eacute;ponse, elle posa une main sur mon torse, la faisant glisser lentement vers la bosse que faisait mon arme.</p>
<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp;- &nbsp;Muscles de bronze, arme d'acier, vous avez aussi les menottes?</p>
<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp;- &nbsp; Non!</p>
<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp;- &nbsp; Et si j'&eacute;tais une terroriste.</p>
<p>Sans la quitter des yeux, je pris lentement sa main, la ramenant dans son dos, l'emprisonnant avec l'autre dans la pince de mes doigts, tandis que prestement je sortais de ma poche un des liens de rislan qui s'y trouvait toujours et lui entravais les poignets. Elle se cambra un peu sous la surprise, mais ne dit rien. Sans que je m'en aper&ccedil;oive, elle avait gliss&eacute; une cl&eacute; dans la serrure et du pied, elle poussa le battant qui &eacute;tait ouvert. Je passais mon bras sous ses &eacute;paules, et me penchais pour la soulever de terre. Je fus surpris par sa l&eacute;g&egrave;ret&eacute;, faisant un effort plus important que n&eacute;cessaire et nos visages se trouv&egrave;rent presque a s'effleurer.&nbsp;</p>
<p>La pi&egrave;ce &eacute;tait plong&eacute;e dans la p&eacute;nombre, juste &eacute;clair&eacute;e par une fen&ecirc;tre, a l'autre bout, et la p&acirc;le lueur d'un r&eacute;verb&egrave;re sur la rue en face. Je devinais une table, des chaises, un buffet haut sur ma gauche et la bouche sombre d'un couloir qui s'ouvrait, a mi cloison, sur ma droite. Du coude, je cherchais un interrupteur, faisant jaillir la lumi&egrave;re. Sans pr&ecirc;ter attention &agrave; la d&eacute;coration, je traversais la pi&egrave;ce, me dirigeant vers le couloir. Lola me regardait, un petit sourire goguenard sur les l&egrave;vres, sans un mot. Trois portes donnaient dans ce boyau aveugle, dont une seule &eacute;tait ouverte. J'y trouvais une chambre, simple et d&eacute;pouill&eacute;e, ou tr&ocirc;nait un grand lit recouvert d'un couette bleue ou s'&eacute;battaient des dauphins surgissant d'&eacute;cumes r&eacute;p&eacute;titives. Je d&eacute;posais ma captive, la faisant rouler sur mes avants bras pour qu'elle se retrouve a plat ventre. J'avais envie de voir ses petites mains, fines et courtes comme des mains d'enfant, entrav&eacute;es par le lien de plastique. Je sortis un autre rislan de ma poche, et lui attachais les pieds.&nbsp;</p>
<p>En se contorsionnant, elle se retourna, installant ses mains dans le creux de son dos et leva les yeux vers moi. Il y avait dans son regard, une lueur malicieuse, a peine teint&eacute;e d'un interrogation inqui&egrave;te.&nbsp;</p>
<p>&nbsp; - El ombre macho, dit elle, va abuser de la petite campessina, ou allez vous m'abandonner l&agrave;, pour que je meure de faim et de soif.</p>
<p>Nous allons passer un accord, dis je, posant mes mains de part et d'autre de sa chevelure, approchant mon visage du sien. Il ne se passera rien que vous n'acceptiez. Dites non, une fois, je vous rend votre libert&eacute; et le gorille retourne dans sa jungle.</p>
<p>Il y eut un court moment de silence, elle baissa les yeux puis, me regardant a nouveau elle se crispa, levant le buste vers moi.</p>
<p>Embrasse moi!</p>
<p>Doucement, je posais mes l&egrave;vres sur les siennes, deux traits de crayon sec, fines et dures. J'insinuais ma langue entre ses dents, et elle se d&eacute;tendit, se laissant aller a d&eacute;crisper ses m&acirc;choires, me laissant la p&eacute;n&eacute;trer un peu plus, fouiller le creux de ses joues, la voute de son palais. Je la sentis se cambrer sur ses mains, tandis qu'une onde de plaisir parcourait son corps et que sa bouche s'ouvrait en grand, m'offrant pleinement cette prime intimit&eacute;, chaude et humide. Elle resta un instant plaqu&eacute;e contre moi, tendue et offerte, respirant a petits coups, puis se laissa retomber haletante, paupi&egrave;res ferm&eacute;es, dans les vagues bleues ou jouaient les dauphins.&nbsp;</p>
<p>Un a un, je commen&ccedil;ais a d&eacute;faire les boutons de son chemisier de danseuse Espagnole, d&eacute;couvrant une peau fine et l&eacute;g&egrave;rement ocre. Elle portait un petit soutien gorge de satin diaphane, ferm&eacute; sur le devant par un crochet, cach&eacute; sous une rose de tulle que je m'empressais de faire sauter. Sa poitrine &eacute;tait ronde, petite, comme deux pommes ambr&eacute;es, cherchant &agrave; s'&eacute;chapper vers ses &eacute;paules.</p>
<p>&nbsp;Elle avait, sous le sein gauche, a hauteur des derni&egrave;res cotes, l'amorce d'un troisi&egrave;me t&eacute;ton, a peine form&eacute;. Du bout de l'index je t&acirc;tais cet embryon de bouton brun,le faisant rouler et le caressant jusqu'&agrave; ce que je sente son torse fr&eacute;mir et sa peau s'iriser de milliers de grains frileux. Descendant le long de son ventre, je glissais deux doigts sous l'&eacute;lastique de sa jupe, la tirant vers le bas, d&eacute;couvrant des jambes minces et muscl&eacute;es et une petite culotte de coton rose, orn&eacute;e d'un amusant n&oelig;ud rouge.</p>
<p>La chambre &eacute;tait &eacute;troite, chichement &eacute;clair&eacute;e par un lustre japonnais de papier blanc. Contre un mur, une commode de bois peint, rose et blanc, faisait face a un gros fauteuil de velours vert sur lequel &eacute;taient jet&eacute;s, p&egrave;le m&ecirc;le, une grosse robe de chambre en polaire et quelques v&ecirc;tements multicolores.&nbsp;</p>
<p>Je m'assis un moment a c&ocirc;t&eacute; d'elle, regardant cette femme, belle, peut &ecirc;tre un peu fantasque, qui gisait, a moiti&eacute; nue, immobile dans les liens que je lui avais impos&eacute; et qui attendait, les yeux ferm&eacute;s, que je la surprenne. Je me rendais compte que jusque l&agrave;, j'avais plus agit par instinct que par r&eacute;flexion. Ces quelques heures avaient pris de court mon sang froid, bousculant mon &acirc;me et mon esprit, me laissant emporter par mon envie de la belle Colombienne, par son extravagance et son charme.&nbsp;</p>
<p>Enlevant de la robe de chambre, la large ceinture, je rassemblais sa chevelure, passant mes mains derri&egrave;re sa t&ecirc;te et lui bandais les yeux. Je la saisit sous les aisselles, la soulevais vers la t&ecirc;te du lit, l'asseyant sur les oreillers, puis je tirais de ma botte le couteau qui s'y trouvait en permanence et tranchais le lien de ses pieds, pour finir de la d&eacute;shabiller. &nbsp;</p>
<p>Lentement, je passais mes mains sur ses jambes, toujours serr&eacute;es, &eacute;prouvant la texture de sa peau, douce et lisse, de sa musculature dure de danseuse. Son pubis &eacute;tait ras&eacute;, achevant de donner a son corps une allure d'enfant. Glissant mes mains a l'int&eacute;rieur de ses cuisses, je les &eacute;cartais doucement, puis les soulevant, je la for&ccedil;ais a les plier, pour d&eacute;couvrir un sexe &eacute;pil&eacute;, agr&eacute;ablement ombr&eacute;. Une bouche a peine form&eacute;es, tout juste renflement, laissant &nbsp;paraitre deux petites l&egrave;vres de dentelle, brunes, d&eacute;j&agrave; humides. Ma main droite descendit le long de sa chair, caressant la pliure de l'aine qui se tendit un peu, puis vint effleurer ce passement. Elle se grandit contre le bois du lit quand je commen&ccedil;ais a la caresser, respirant soudain plus fort. Mes doigts se firent plus insistants, d&eacute;tourant chaque replis, allant et venant le long de ce sexe qui se mouillait un peu plus, sans vraiment chercher a l'investir. A chaque mouvement de mes doigts, je la sentais se crisper, puis se d&eacute;tendre, luttant contre le plaisir qui montait, attendant un peu plus a chaque passage, frustr&eacute;e et pantelante. Son suc inondait mes doigts, coulant a l'int&eacute;rieur de ses fesses, faisant une grande tache sombre dans les vagues fig&eacute;es des dauphins. J'&eacute;talais ce nectar, jouant de la pulpe de mes doigts, de son sexe a son p&eacute;rin&eacute;e, du p&eacute;rin&eacute;e a son anus. C'&eacute;tait une petite d&eacute;pression rose, pliss&eacute;e et ferm&eacute;e. Lorsque je l'effleurais pour la premi&egrave;re fois elle sursauta, retenant sa respiration, se mordant la l&egrave;vre inf&eacute;rieure. Je revins doucement, amenant un peu de liquide, en faisant le tour, juste appuy&eacute;, le sentant se contracter, puis lentement se faire plus souple. Je revins vers son sexe, passant cette fois entre les l&egrave;vres brune, laissant p&eacute;n&eacute;trer un bout de moi dans son intimit&eacute; chaude, sans insister. J'avais envie d'aller chercher ce bouton brun&acirc;tre, qui grossissait en t&ecirc;te de son sexe, mais devant l'&eacute;moi de ses r&eacute;actions, j'en retardais l'&eacute;ch&eacute;ance.&nbsp;</p>
<p>Elle avait renvers&eacute; la t&ecirc;te en arri&egrave;re, bouche ouverte, &nbsp;tirant ses &eacute;paules vers le bois du lit faisant ressortir sa poitrine, corps arqu&eacute;, tendue comme une corde, enti&egrave;re concentr&eacute;e sur &nbsp;le trouble que je faisais na&icirc;tre entre ses jambes. De ma main gauche, je remontais le long de son ventre, saisissant un t&eacute;ton que je me mis a p&eacute;trir, le pin&ccedil;ant et le caressant alternativement, guid&eacute; par les affres de son visage. Tout en continuant ce man&egrave;ge, mes doigts quitt&egrave;rent son intimit&eacute; pour revenir vers cet orifice &eacute;troit, ferm&eacute; comme une porte interdite, pr&eacute;mices a d'autres plaisirs. A nouveau j'en fis le tour, la laissant se d&eacute;tendre, prendre confiance et accepter enfin cette intrusion dont elle ne semblait pas avoir l'habitude. &nbsp;Enfin elle m'accepta et je me laissais aller a ce canal herm&eacute;tique qui &eacute;pousait ma peau, se crispant un peu plus a chaque mouvement. Peu a peu, je commen&ccedil;ais un lent mouvement de va et viens, p&eacute;n&eacute;trant un peu plus a chaque fois. Haletant &agrave; petit cris, elle accompagna mon mouvement, se pressant un peu plus contre le bois du lit. Du pouce, j'atteignis enfin le bas de son sexe, commen&ccedil;ant a le frotter du m&ecirc;me rythme, remontant un peu plus, alternativement de chaque c&ocirc;t&eacute; de ses l&egrave;vres, jusqu'&agrave; arriver enfin a cette protub&eacute;rance gonfl&eacute;e, inond&eacute;e de la ros&eacute;e de son plaisir. Au moment ou je le touchais, elle poussa un cris strident, serrant vivement les jambes et &eacute;chappant a mon emprise. Elle resta un instant comme suspendue, le corps cambr&eacute;, souffle coup&eacute;, puis se laissa retomber, exhalant un long soupir d'extase.&nbsp;</p>
<p>Pardon, dit elle dans un souffle, mais c'est trop bon.</p>
<p>Je remontais vers elle, prenant sa t&ecirc;te entre mes mains, d&eacute;posant un l&eacute;ger baiser sur ses l&egrave;vres.&nbsp;</p>
<p>Et si nous allions plus loin.</p>
<p>Tout ce que tu veux, r&eacute;pondit elle, me tendant a nouveau sa bouche ou dardait une petite langue rose.&nbsp;</p>
<p>D&eacute;posant un autre baiser sur ce gouffre avide, je quittais la chambre, cherchant de quoi alimenter le phantasme qui prenait naissance dans ma t&ecirc;te.&nbsp;</p>
<p>Une des deux portes qui donnait dans le couloir, s'ouvrait sur une salle de bain, ou je trouvais une longue corde &agrave; linge, gain&eacute;e de plastique vert, et trois pinces de bois. A l'extr&eacute;mit&eacute; de la pi&egrave;ce par laquelle nous &eacute;tions entr&eacute;s, il y avait une cuisine am&eacute;ricaine. Je puisais dans le r&eacute;frig&eacute;rateur, quelques gla&ccedil;ons, que je fis tinter dans un bol trouv&eacute; sur l'&eacute;vier. Il &eacute;tait temps d'alterner un peu de souffrance avec autant de plaisir.&nbsp;</p>
<p>Dans la chambre, Lola n'avait pas boug&eacute;. Elle s'&eacute;tait un peu tass&eacute;e sur le haut des oreillers, allongeant ses jambes serr&eacute;es, la t&ecirc;te l&eacute;g&egrave;rement pench&eacute;e, attentive aux bruits que je faisais. Posant la main sur son genou, je me penchais vers son oreille.</p>
<p>Je ne veux plus que tu serre les cuisses, et je vais m'en assurer.</p>
<p>D&eacute;ployant la corde &agrave; linge, j'entrepris de l'attacher sur le haut de sa couche. Je la fis se remettre dans la position ou elle &eacute;tait, jambes repli&eacute;es. Je liais ses mollets contre ses cuisses, passant un tout mort de la corde autour de son torse, juste sous &nbsp;les seins, puis tirais ses genoux vers l'arri&egrave;re, les &eacute;cartant d'elle, pour les fixer a chaque montant du lit. Elle grima&ccedil;a un peu, lorsque je for&ccedil;ais sur ses articulations, basculant son bassin vers l'avant, pour se donner un peu d'aisance, offrant &agrave; mon envie, ses orifices intimes. J'&ocirc;tais la ceinture de mon pantalon et, la passant conjointement autour de son cou et de la barre sup&eacute;rieure de la t&ecirc;te de lit, je lui enlevais la possibilit&eacute; de se pencher en avant. Me reculant un peu, je contemplais mon &oelig;uvre. Ce n'&eacute;tait peut &ecirc;tre pas un bondage dans toutes les r&egrave;gles de l'art, mais elle &eacute;tait &agrave; ma merci, offerte, pr&ecirc;te &agrave; subir la loi du d&eacute;sir qui palpitait dans mon ventre.</p>
<p>Tendrement, j'entrepris de la caresser, du bout des doigts, effleurant sa peau du tranchant de mes ongles, faisant na&icirc;tre des frissons qui tendaient sa peau et relevaient le duvet de ses cuisses. Je m'attardais sur un sein, en dessinant le galbe, aga&ccedil;ant le mamelon, dur et dress&eacute;, puis je descendais le long de son ventre, affleurant les pr&eacute;mices de sa vulve. Je la laissais prendre confiance dans mes gestes, s'habituer &agrave; ce contact &eacute;vanescent, aux ondes &eacute;lectriques qui glissaient sous sa peau en vague de sensations. Je saisit alors un de ses t&eacute;tons, y fixant prestement une des pince a linge en bois. Elle poussa un petit cris de surprise et de douleur, r&eacute;tractant son buste, comme pour &nbsp;&eacute;chapper a cette soudaine morsure. Sans lui laisser le temps de comprendre, j'en fis autant avec l'autre sein. Elle retint sa respiration, bouche ouverte, ventre crisp&eacute;, laissant la douleur p&eacute;n&eacute;trer son corps, se diluer, faire partie de son nouvel &eacute;tat. &nbsp;</p>
<p>Pour la consoler, je me remis &agrave; la caresser doucement, faisant descendre ma main vers son clitoris, le faisant rouler, se dresser a nouveau, s'entourer d'une nouvelle humidit&eacute; chaude et gluante. Je jouais un moment, faisant aller mes doigts d'un orifice &agrave; l'autre, les palpant, p&eacute;n&eacute;trant alternativement dans l'un ou dans l'autre, d'une once de chair, ou de toutes mes phalanges. Je caressais l'int&eacute;rieur de son corps, me faisant indiscret, fureteur, tendre ou plus violent, &eacute;coutant son souffle court et les soupirs de son plaisir.&nbsp;</p>
<p>Prenant un gla&ccedil;on dans le bol, je me mis a le passer sur ce chemin &eacute;troit, que je parcourais depuis un moment. Le froid la fit frissonner, se contracter un peu plus, tandis que son anus se r&eacute;tractait. Elle rentra le ventre, mais ce geste l'obligea a gonfler la poitrine ou les pinces se firent soudain plus pr&eacute;sentes. Prise entre la morsure du froid sur son p&eacute;rin&eacute;e, et la douleur de ses t&eacute;tons, elle ouvrit la bouche, laissant fuser une sourde plainte, r&acirc;le aigu de fond de gorge, d&eacute;chir&eacute; entre la souffrance et le plaisir. Je remontais le gla&ccedil;on, qui commen&ccedil;a a fondre a la chaleur de son sexe, coulant sur ses fesses, inondant le lit. Je fis le tour de ses petites l&egrave;vres, m'attardant sur son clitoris, faisant courir l'onde de froid tout autour de ce fruit brun. Elle s'&eacute;tait tendue au maximum, sur ses cordes et ma ceinture, exhalant une plainte continue, juste entrecoup&eacute;e par des respirations spasmodiques.&nbsp;</p>
<p>Le gla&ccedil;on &eacute;tait au trois quart fondu quand je l'introduisit dans le fourreau chaud et serr&eacute; de son vagin. En m&ecirc;me temps, je p&eacute;n&eacute;trais violemment son anus, entamant un rapide vas et viens, tandis que mon pouce &eacute;crasait le bouton si sensible, gonfl&eacute; et gorg&eacute; de sang.</p>
<p>Sa plainte devint un cri, aigu, une respiration puissante, puis&eacute; au tr&eacute;fonds de son &acirc;me, elle eut un ultime soubresaut et retomba inerte, juste soutenue par ses liens, souffle court, de bonheur et d'&eacute;puisement.&nbsp;</p>
<p>Je la laissais reprendre son souffle, caressant doucement son ventre, passant entre ses seins, faisant bien attention de ne pas toucher les pinces de bois. Je d&eacute;posais un baiser dans son cou, remontant du bout de ma langue derri&egrave;re son oreille, puis mordillant un lobe fin et souple. Elle se lova contre moi, gouttant la caresse, cherchant du bout des l&egrave;vres a gober ma bouche, mais je lui &eacute;chappais, la laissant happer l'air autour de moi.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Tu as aim&eacute; &ecirc;tre attach&eacute;e, demandais je dans un souffle.</p>
<p>Elle hocha la t&ecirc;te, sans r&eacute;pondre pour autant, laissant le silence appuyer son aveu implicite.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;Avec pr&eacute;caution, j'enlevais une a une les pinces de ses seins, d&eacute;fit la ceinture de son cou, ou elle avait laiss&eacute; une trace rouge, puis me mit a d&eacute;tacher la corde de ses pieds. Lorsqu'elle f&ucirc;t au trois quart libre, sans d&eacute;tacher ses mains, je la fis se coucher sur le ventre. Je passais la corde sous ses bras, les serrant pour rapprocher ses coudes, tirer ses &eacute;paules en arri&egrave;re, et tendre son buste vers l'avant. Je fis un tour mort au dessous, puis un autre au dessus de sa poitrine, comprimant l&eacute;g&egrave;rement les seins, puis je revins dans son dos, assurant un n&oelig;ud fixant le lien de ses bras. Il me restait un m&egrave;tre de corde, alors je ramenais ses pieds, les liants le plus haut possible. Je n'avais pas utilis&eacute; la totalit&eacute; de la ceinture de robe de chambre pour lui faire un bandeau, et je me servis de ce qui restait pour lui faire un b&acirc;illon serr&eacute; sur deux tours, qui lui maintenait la bouche ouverte.&nbsp;</p>
<p>J'avais rep&eacute;r&eacute;, dans la grande salle, un bureau avec un pot &agrave; crayons. J'en trouvais un gros, en bois laqu&eacute;, je le frottais un moment contre son sexe, pour bien l'enduire du liquide qui en sourdait, puis le lui introduisit dans l'anus, doucement, mais le plus loin que je pus avant qu'elle ne sursaute de douleur. Juste un petit bout d&eacute;passait entre ses fesses, hampe jaune, &eacute;point&eacute;e d'une mine noire, comme un doigt point&eacute;.&nbsp;</p>
<p>Je passais ma main dans ses cheveux, caressant son visage barr&eacute; par la sangle de polaire, suivant la ligne de ses l&egrave;vres ou commen&ccedil;ait a suinter de la bave. Je remuais le crayon, lui arrachant un petit cris, puis allais m'asseoir dans le fauteuil de velours. Je voulais profiter de la vision agr&eacute;able de ce corps tortur&eacute;, m'impr&eacute;gner de sa beaut&eacute; avant d'avoir vraiment envie de la prendre, lui faisant l'offrande de ma vigueur et de ma semence.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tu ne m'a pas r&eacute;veill&eacute;e.</p>
<p>Lola est sur le pas de la porte, les yeux encore gonfl&eacute;s de sommeil et sa voix me tire de ma r&ecirc;verie. Elle a enfil&eacute; un de mes pull de travail, tach&eacute; de peinture et de pl&acirc;tre, qui l'engloutit jusqu'&agrave; mi-cuisses. Les doigts dans les cheveux, elle descend les deux marches du perron, retrousse le pull sur ses jambes nues me d&eacute;voilant impudiquement son bas ventre, et viens s'installer a califourchon sur mes genoux. Elle se colle &agrave; moi, pressant ses petits seins ronds et fermes contre ma poitrine et sans un mot, pose sa t&ecirc;te sur mon &eacute;paule, nouant ses bras autour de mon cou.&nbsp;</p>
<p>Ce soir, quand la nuit seras tomb&eacute;e, je conduirais Lola &agrave; l'a&eacute;roport, elle monteras dans un avion et s'envolera pour la Colombie, me laissant a jamais seul sur cette terre d'Europe ou elle n'est pas heureuse. C'est une chose que j'ai comprise il y a peu , trop tard pourtant pour ne pas en tomber amoureux.&nbsp;</p>
<p>Alors je lui ai pay&eacute; son billet, offert une grande partie de mes &eacute;conomies et Lola s'enfuit loin de moi, pour une autre chance, une autre vie. C'est peut &ecirc;tre cela l'aimer vraiment, la laisser partir vers son bonheur, et poursuivre ma qu&ecirc;te seul, ailleurs.</p>
<p><a href="http://data.hotviber.com/BSEt5Yeb7KYVRiLgSlV6TnJNl90.jpg"><img style="float: left; padding-right: 5px;" src="http://data.hotviber.com/BSEt5Yeb7KYVRiLgSlV6TnJNl90@150x150.jpg" alt="Lola"/></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://data.hotviber.com/zgsmC2PEjmMuZoJQK7zEUb-o0tE.jpg"><img src="http://data.hotviber.com/zgsmC2PEjmMuZoJQK7zEUb-o0tE@150x150.jpg" alt="Lola"/></a><a href="http://data.hotviber.com/HNW3Akn_nMgasCuIU3EmEohQ06A.jpg"><img style="float: right; padding-left: 5px;" src="http://data.hotviber.com/HNW3Akn_nMgasCuIU3EmEohQ06A@150x150.jpg" alt="Lola"/></a></p><br /><hr />Original article written by cordelius and published on <a href="http://malagasybondage.hotviber.com">cordelius</a> <br />
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		<pubDate>Fri, 07 Oct 2016 11:15:21 +0200</pubDate>
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		<dc:creator>cordelius</dc:creator>
		<dc:date>2016-10-07T11:15:21+02:00</dc:date>
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